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Guy Célestin AKROU, l’homme de l’économie informelle.

Ma vision est de contribuer au développement de l’Afrique par la transformation de l’économie informelle.

Pourriez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?

Je suis AKROU Guy Célestin Yao, titulaire d’un Master 2 en finance et Organisation. Initialement  Responsable Financier dans  une boite de la place et  Manager Général de AK World Business Services un cabinet de stratégie créé en 2013. Il faut cependant souligner que l’idée a progressivement germé pendant que j’étais encore étudiant.

Pourquoi avoir choisi l’entrepreneuriat ?

L’entrepreneuriat a toujours été une passion pour moi. J’ai toujours perçu cela comme le canal idéal pour apporter une contribution durable et en toute autonomie aux problèmes qui minent notre société. 

Pourriez-vous nous présenter votre structure: Ak-World Business Services ?

Tout est parti d’un constat, la plupart des cabinets travaillent généralement avec les grandes entreprises ou du moins avec les PME ; ainsi donc les acteurs du secteur informel sont généralement livrés à eux-mêmes. Ils amorcent les activités avec de bonnes intentions, mais malheureusement ils sont confrontés à plusieurs problèmes, notamment la formalisation de leur activité, la gestion quotidienne, le marketing, la mobilisation des ressources de financement…

Nous avons donc trouvé utile de mettre à la disposition de ces milliers d’acteurs les outils nécessaires pour conduire le développement de leur activité à travers un programme de professionnalisation. Nous pensons résolument que l’émergence véritable de l’Afrique passera nécessairement par la professionnalisation du secteur informel qui reste dominant dans la plus part de nos économies…. En côte d’ivoire ce secteur contribue à près de 40% du PIB.

Quelles ont été  les difficultés auxquelles vous avez été confrontées ?

Les difficultés sont multiples. Nous pouvons citer le niveau d’alphabétisation relativement faible des acteurs ; l’inorganisation ; le faible pouvoir d’achat de cette cible et le manque de financement

Toutefois, ces difficultés n’altèrent pas notre motivation et donnent tout le sens au  combat que nous menons.

Quelles sont vos attentes au regard de vos objectifs fixés ?

Nous visons 50 000 bénéficiaires de nos programmes à l’horizon cinq (5) ans.

Quelles ont été les stratégies mises en œuvre pour toucher votre marché cible ?

Nous avons mis en œuvre une politique de proximité, basée sur des campagnes ponctuelles mais régulières de sensibilisation. Nous visitons régulièrement les acteurs et réalisons à cet effet des sondages pour mieux adapter nos offres.

Nous avons également mis en œuvre un programme dénommé « Ambassadeur qui consiste à recruter des leaders  par secteur d’activité et qui sont chargés  de mobiliser les acteurs dans leur environnement immédiat.

Vous avez présenté IDE (Inducteur de Développement Economique) lors du concours de service de la Business Plan Compétition : pourriez-vous nous parler de cette expérience ?

Il s’agit d’une expérience très riche. C’était pour moi un cadre rigoureux de certification et  d’évaluation de mon projet. J’avais le projet, mais il fallait encore plus d’assurance et de motivation pour le déployer à grande échelle.

Quelles ont été vos forces et faiblesses tout au long de ce concours ?

Notre force essentielle était la maitrise du projet et notre passion pour le secteur.  Notre faiblesse majeure  était notre manque d’expérience à ce type de compétition. Nous étions d’ailleurs à notre toute première participation.

Aviez-vous l’assurance d’être finaliste?

Il était a priori difficile de le dire malgré la qualité de notre projet au regard du processus assez rigoureux de cette compétition. Nous étions 687 candidats pour  sept (7) Lauréats répartis par secteur d’activité. Nous restions cependant assez optimistes puisque nous étions présents dans une optique de conquérant et non de simple postulant.

Notre projet avait une grande portée sociale et devrait en principe interpeller nos auditeurs.  Heureusement nous avons été parmi les lauréats

Pourquoi votre attention s’est-elle portée sur le secteur de l’informel en particulier ?

La question du développement de l’Afrique a toujours été au centre de multiples débats qui réunissent chaque année de nombreux experts de divers horizons autour de tables de discussion. Toutefois le problème subsiste. A l’examen nous observons que la structure de nos économies africaines plus particulièrement celles  de l’Afrique subsaharienne sont dominées par le secteur informel. Malgré le potentiel avéré, nous peinons à assumer notre développement. 

Nous pensons donc que la mise en œuvre de programmes structurés au profit de ce secteur à la traine pourrait constituer  un levier essentiel pour assurer la croissance de nos économies. D’où notre engagement.

Quel est votre processus de transformation pour atteindre vos objectifs ?

Ce processus a plusieurs volets. Il y a tout d’abord la mise en œuvre de programme d’alphabétisation. Ensuite le développement et la mise en œuvre d’un programme simplifié de gestion incluant la formation puis la mise à disposition de kits de gestions simplifiées. Nous avons aussi pensé à la mise en œuvre d’un programme d’inclusion financière en faveur de cette population.  Il s’agit plus concrètement de servir d’interface entre les acteurs et les institutions de financement à savoir, les Micros finances, Banques, Assurances pour faciliter l’accompagnement financiers et la gestion des risques de financement. Nous avons enfin développé un concept entrepreneurial en faveur des étudiants et diplômés dénommé « Le Micro-Conseils ». Il s’agit de la mise en œuvre  de micros entreprises ayants pour champs d’action l’exploitation des opportunités offertes par le secteur informel.  Cette approche à un  double avantage.  D’abord mobiliser plusieurs acteurs pour interagir sur le secteur informel et ensuite, créer un cadre pratique d’insertion des diplômés et futures diplômés.

Quelles sont vos perspectives d’avenir ?

La création d’une plateforme numérique et d’une application pour le suivi et la gestion de nos clients à distance. Développer cet aspect digital, nous permettrait d’atteindre un plus grand nombre de clients. Ce projet est en cours de réalisation.

Nous envisageons également d’être un partenaire privilégié des agences de développement, des institutions financières ainsi que de nos états  dans le cadre de la mise en œuvre des politiques en faveurs des acteurs du secteur informel.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui désirent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

L’entrepreneuriat reste la voie la mieux indiquée pour lutter efficacement contre le chômage  et assurer le développement  de nos pays. Cependant elle ne s’improvise pas. Entreprendre obéit à une démarche. Avoir un projet, en faire une passion et s’armer de courage.

 

L’équipe – abidjanmarketing.net