jeudi 18 juillet 2019
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Le marketing vert

Le marketing vert se fonde avant toute chose sur le concept «BIO » : honnêteté, éthique…

Ce concept exige la transparence de l’entreprise vis-à-vis des consommateurs sur les différents produits qu’elle leur offre.

Il consiste à vendre avec un argumentaire éthique des produits ayant une valeur ajoutée sociale ou environnementale puis en faire une promotion. Il se base sur les caractéristiques écologiques d’un produit, sur des promotions vertes ou sur les promesses environnementales de l’entreprise.

Il permet de communiquer sur des produits ou services dont le but est de changer le comportement du consommateur tout en satisfaisant ses besoins et les objectifs de l’entreprise.

Pour passer au vert, il faut que l’entreprise respecte trois fonctions:

Ø  Orienter les choix du consommateur : le fait d’orienter le choix du consommateur permettra aux entreprises de leur inculquer la notion du vert et par là changer leur mode de consommation. Pour ce fait, il faut éduquer le consommateur à la conscience des problématiques écologiques.

Ø  Réorienter le marketing mix : le produit (utiliser des matières premières écologiques dans la phase de production), le prix (trouver un juste équilibre entre le prix définitif et les coûts liés au respect de l’environnement), la distribution (trouver un système de distribution le moins polluant et un système inversé pour les déchets), la promotion (éduquer les producteurs à ne pas utiliser le greenwashing en créant une image de responsabilité écologique).

Ø  Réorganiser le comportement de l’entreprise : ceci passe par l’acquisition de labels, la transformation de l’organigramme de l’entreprise, inciter les employés à se conformer à la nouvelle vision de l’entreprise, faire la promotion du vert à travers des campagnes promotionnelles, adhérer à des organismes qui militent pour le vert.

Le marketing vert présente certains avantages qui sont bénéfiques pour les entreprises. Il permet d’augmenter le sentiment d’appartenance des employés, de se démarquer de la concurrence, d’augmenter les parts de marché (les consommateurs BIO sont prêts à payer cher plus que les autres), de fédérer les individus (Nous sommes unis pour une même cause) et d’obtenir un avantage concurrentiel. Néanmoins le principal inconvénient est le greenwashing ; c’est un terme anglais qui signifie en français éco-blanchiment. C’est une méthode commerciale qui consiste à utiliser des arguments environnementaux pour vendre des produits qui ne rentrent pas dans les normes du vert ou blanchir l’image de marque d’une entreprise qui offre des produits polluants. Cette pratique est trompeuse et peut être assimilée à de la publicité mensongère. Le but est de bénéficier des retombées positives générées par une attitude tournée vers l’environnement. Les entreprises qui pratiquent le greenwashing usent de différentes méthodes afin de tromper les consommateurs sur la nature de leurs produits. Par exemple, ils peuvent faire un lien entre le produit et la nature dans l’esprit du consommateur, de telle sorte à emmener ce dernier à croire qu’il s’agit d’un produit BIO, alors que ce n’est pas toujours le cas.

Les consommateurs du vert sont classés par catégorie des plus fanatiques aux indifférents. Les trues blue greens, catégorie de consommateurs qui ont des valeurs fortes pour l’environnement, ils s’investissent et se sentent responsable de tout ce qui attrait à l’environnement. Alors que les greenback greens, ont plus tôt à cœur la cause environnementale mais n’ont ni le temps ni l’énergie de militer pour cette cause. Les sprouts quant à eux, adhèrent à cette cause mais ne la mette pas en pratique. Pour les grousers, ce terme est une utopie. Enfin, les basics browns ne se soucient pas des causes environnementales et sociales.

L’équipe abidjanmarketing.net