dimanche 22 septembre 2019
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Détecter la fausse bonne idée d’affaires

Détecter la fausse bonne idée d’affaires

Nous avons tous déjà eu une idée géniale de business mais qui au fil du temps s’est révélée être une illusion tant elle est complexe à exécuter et financièrement périlleuse. Il est donc important d’évaluer vos idées, quel que soit le temps que cela prendra afin de ne pas perdre du temps et de l’argent.

Avant de vous lancer, il est nécessaire de faire une analyse de votre propre situation (votre personnalité, les compétences requises pour développer votre projet, votre situation financière) et une analyse de l’environnement externe. Cette étape vous permettra de tamiser vos idées en les confrontant aux résultats de cette analyse et au prototype des mauvaises idées.

  • L’idée irréaliste

Si vous n’avez pas les moyens d’embaucher des professionnels pour exécuter votre idée et que vous devez vous-même être au four et au moulin ; ne vous lancez pas dans un business seulement parce que vous aimez votre concept, lancez-vous parce que vous avez aussi les capacités intellectuelles de mener ce projet à bon port.  Par exemple, une de vos connaissances réussit très bien dans la vente d’accessoires. Non seulement vous aimez les accessoires qu’elle vend mais vous enviez presque le succès financier qui en découle. Sachant que la vente en Afrique, pour les petits commerces notamment, repose en grande partie sur beaucoup de marchandage et les petits « crédits », si vous êtes de personnalité très timide et impatiente, il semble évident que vous n’avez pas les capacités adaptées à ce genre d’affaires. Vous pouvez décider de faire un travail sur votre personnalité avant de vous lancer, ou alors de rechercher une idée d’affaires qui colle avec votre personnalité.

  • L’idée floue

Votre idée miraculeuse n’est claire que dans votre tête.

A part le cas de Jack Ma qui, en plus, a eu beaucoup de mal à exprimer son idée de fonder Ali Baba à ses amis, les idées floues restent des idées floues et tout le monde n’est pas Jack Ma.

Vous n’arrivez pas à expliquer votre idée sans vous lancer dans un long récit, vous avez du mal à visualiser votre projet sur le long terme et vous n’êtes même pas sûr de vouloir utiliser votre produit vous-mêmes (si applicable). De plus vous êtes incapables de répondre à des questions basiques (qui est ma cible ? comment est-ce que je me ferai connaitre ? Comment est-ce que mes « clients » achèteront ? …), c’est peut-être une bonne idée de passer à autre chose.

  • L’idée « inutile »  

L’on dit toujours qu’un produit doit répondre à un besoin ou à un problème de votre marché cible. Il doit en fait répondre à un problème assez important pour susciter l’intérêt. Si le problème n’est pas important pour votre marché cible, vous dépenserez beaucoup d’énergie ou vous aurez du mal à convaincre vos prospects qu’ils ont besoin de votre produit. Et si vous n’avez pas de clients vous n’avez pas de business, vous avez un hobby.

S’il y a d autres produits qui résolvent déjà le problème que vous essayez de résoudre, ne jetez pas l’éponge. Les innovateurs passent beaucoup de temps à analyser les produits qui sont sur le marché, afin de trouver des moyens de les améliorer. Faites de même et voyez si de « bonnes » idées d’amélioration germent dans votre esprit.

Par ailleurs, il existe bon nombre de produits qui ont du succès mais qui ne répondent à aucun problème. Vous passez quelques minutes par jour sur Facebook non pas parce que vous avez un problème bien précis que les fonctionnalités de Facebook peuvent régler, vous y êtes parce que vous avez juste le désir de vous connecter à vos amis, vos connaissances, peut être lire les derniers potins, vous évader. Ceci démontre qu’il ne faut pas seulement rechercher les problèmes autour de nous mais répondre aussi à certains désirs, certaines pulsions, pour avoir des clients.

Ceci rejoint le fait que les idées farfelues ne sont pas les plus mauvaises, il y en a qui marchent parce que les consommateurs peuvent avoir des besoins très étonnants.

Par exemple, « celeb for a day » est une entreprise américaine dont le but est de satisfaire la fascination des gens pour les stars. Le concept est simple, donner la « chance » à des anonymes de se faire harceler par les paparazzi et leur flash pendant quelques heures, rouler en limousine et se faire protéger par des gardes du corps.

Le concept fut un succès à Los Angeles et l’entreprise s’est développée dans d’autres villes des USA.

L’idée des chats-cafés, aussi absurde qu’elle puisse paraitre, a répondu à un besoin inexprimé. Moyennant quelques dizaines d’euros, les clients ont la possibilité de déstresser en caressant, nourrissant et jouant avec des félins mis à leur disposition. Il existe aujourd’hui des chats-cafés en Asie en Amérique et en Europe.

Il est conseillé de ne pas complètement mettre les mauvaises idées aux oubliettes. Il serait même bon de les revisiter de temps en temps, rechercher des opportunités d’amélioration et les tester. Nous parlerons prochainement de comment tester son idée de business à moindre coût.